Littérature

Paroles, paroles

Auteur : Gilles DI MARCO

En ce 15ème jour de confinement (du moins en ce qui me concerne), je tenais à apporter ma modeste contribution à ce blog fort sympathique. En ces temps où justement nous avons le temps d’avoir le temps de laisser notre esprit vagabonder, j’ai pu constater le côté paradoxal de l’isolement forcé lié au confinement.

La constatation est que nous avons un NMVMPJ !
Késako ? Encore une pénible abréviation de nos technocrates ? Le NMVMPJ est le nombre minimal vital de mots par jour. Cette pandémie a mis en avant des comportements bien étranges chez l’individu lambda ! Rappelez-vous… le gaulois n’avait qu’une seule crainte, que le ciel lui tombe sur la tête ! (au passage une pensée émue pour la disparition d’Uderzo le 24 mars qui a bercé l’enfance de la génération X et continue de ravir nos propres enfants et petit-enfants).
Et bien non !!! L’homme du 21ème siècle a surtout peur de manquer de papier toilette !?! Alors pour se rassurer pendant la longue attente devant les magasins il fait quoi « l’homopéqus » stressé car il ne dispose plus que de 15 rouleaux chez lui ? Et bien IL CAUSE ! Si vous avez fait vos courses ces derniers temps, cette constatation on l’a tous et toutes faite. Le quidam d’ordinaire plutôt taciturne dans les files d’attente s’est pris d’une folle envie de vouloir vous adresser la parole. Des lointains souvenirs de mes cours d’économie, j’ai conservé celui de la notion de minimum vital…

Conseils de lecture par :
Passion Bouquins
Paroles, Paroles